Utérus rétroversé : qu’est-ce que c’est et faut-il s’inquiéter ?

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Un utérus rétroversé bascule vers l’arrière, en direction du rectum, au lieu de pencher vers l’avant comme chez la majorité des femmes. Cette particularité anatomique concerne environ 20 à 25 % des femmes et, dans la très grande majorité des cas, elle ne pose aucun problème de santé. Pas de maladie, pas d’anomalie : c’est une simple variante de la position de l’utérus dans le bassin.

Ce qu’il faut savoir

  • Fréquence – 1 femme sur 4 à 5 a un utérus rétroversé, c’est banal
  • Origine – Le plus souvent congénital, parfois acquis après un accouchement ou lié à une endométriose
  • Symptômes – La plupart des femmes n’en ressentent aucun. Certaines ont des douleurs pendant les règles ou les rapports
  • Fertilité – Aucun impact prouvé sur la capacité à tomber enceinte ou à mener une grossesse à terme

L’utérus rétroversé, concrètement : comment ça fonctionne ?

L’utérus se situe dans le bassin, entre la vessie (devant) et le rectum (derrière). Chez environ 70 à 80 % des femmes, il penche légèrement vers l’avant et repose sur la vessie. C’est ce qu’on appelle un utérus antéversé.

Quand l’utérus est rétroversé, il bascule dans l’autre sens. Son fond (la partie opposée au col) pointe vers la colonne vertébrale et le rectum. Visuellement, imaginez que l’utérus est incliné en arrière au lieu d’en avant. Rien de plus.

On distingue deux situations :

  • La rétroversion primitive – l’utérus s’est développé comme ça depuis la naissance. Pas de cause connue, pas de facteur de risque identifié. C’est la forme la plus courante.
  • La rétroversion secondaire – l’utérus était antéversé et a basculé en arrière à la suite d’un événement : accouchement, endométriose, fibrome utérin, chirurgie pelvienne, ou ménopause (les ligaments qui maintiennent l’utérus perdent en tonicité avec la baisse des œstrogènes).

La rétroversion secondaire est souvent réversible. Une fois la cause traitée ou disparue, l’utérus peut retrouver sa position initiale.

Quels symptômes quand l’utérus est rétroversé ?

La réponse courte : la majorité des femmes ne ressentent rien. Beaucoup découvrent la position de leur utérus par hasard, lors d’une échographie ou d’un examen gynécologique de routine.

Quand des symptômes existent, voici ce qui revient le plus souvent :

Des règles plus douloureuses que la moyenne

La position de l’utérus vers l’arrière peut compliquer l’écoulement du sang menstruel. Résultat : des crampes plus intenses, surtout les premiers jours. Ce n’est pas systématique, mais c’est le symptôme le plus souvent rapporté. Une étude de Fauconnier et al. publiée dans Human Reproduction a montré une prévalence plus élevée de dysménorrhées chez les femmes avec un utérus rétroversé par rapport à celles avec un utérus antéversé.

Des douleurs pendant les rapports sexuels

On parle de dyspareunie profonde. Certaines positions sexuelles exercent une pression directe sur le col utérin ou les ligaments utéro-sacrés, ce qui provoque une douleur. Environ deux tiers des femmes ayant un utérus rétroversé rapportent une gêne pendant les rapports, selon les données compilées par la Sexual Medicine Reviews. Changer de position suffit souvent à réduire la douleur.

Des troubles du transit

L’utérus appuie sur le rectum. Cela peut entraîner une sensation de pression, de la constipation ou des gênes à la défécation. Ce symptôme reste peu fréquent et dépend beaucoup du volume de l’utérus (il s’aggrave en période prémenstruelle quand l’utérus est congestionné).

💡 En pratique

Si vous ressentez des douleurs pelviennes, des rapports douloureux ou des règles très intenses, consultez. Ces symptômes ne sont pas forcément liés à la position de votre utérus – ils peuvent signaler une endométriose ou un fibrome, qui nécessitent un diagnostic à part entière.



Quels symptômes quand l'utérus est rétroversé

Ce qu’on croit à tort sur l’utérus rétroversé

« Un utérus rétroversé empêche de tomber enceinte. » Faux. Les études sont claires sur ce point : la rétroversion seule ne réduit pas la fertilité. En l’absence de pathologie associée (endométriose, adhérences pelviennes), les chances de concevoir sont les mêmes. Pendant la grossesse, l’utérus se redresse naturellement vers la 12e semaine pour laisser de la place au fœtus.

« Il faut absolument le remettre en place. » Non. Si la rétroversion ne provoque aucun symptôme, aucun traitement n’est nécessaire. Un suivi gynécologique classique suffit. La chirurgie (suspension utérine par laparoscopie) n’est envisagée que dans les rares cas où les douleurs sont invalidantes et résistantes aux autres traitements.

« On ne peut pas porter de stérilet avec un utérus rétroversé. » Si, la pose d’un DIU est tout à fait possible. Elle peut être un peu plus délicate techniquement, et votre gynécologue réalisera probablement une échographie avant la pose pour vérifier l’orientation exacte de l’utérus. Seule nuance : si la rétroversion est causée par une endométriose ou un fibrome, le DIU au cuivre peut être contre-indiqué (il a tendance à augmenter les saignements).

« C’est une maladie rare. » Loin de là. Avec 20 à 25 % des femmes concernées, la rétroversion est une variante anatomique fréquente. C’est à peu près aussi « rare » qu’avoir les yeux verts.

Que faire si votre utérus rétroversé vous gêne au quotidien ?

D’abord, confirmer le diagnostic. Votre médecin ou gynécologue peut identifier la position de l’utérus par un simple toucher vaginal. Une échographie pelvienne (idéalement par voie endovaginale, vessie vide) confirme le diagnostic et permet surtout d’écarter une cause pathologique comme un fibrome ou de l’endométriose.

Si des douleurs existent, plusieurs pistes selon la situation :

  • Règles douloureuses – un traitement antalgique classique (ibuprofène) ou une contraception hormonale qui réduit le flux peut suffire.
  • Rapports douloureux – adapter les positions sexuelles fait une vraie différence. Les positions où vous contrôlez la profondeur de pénétration sont souvent plus confortables.
  • Pesanteur pelvienne, transit perturbé – la rééducation périnéale avec un kinésithérapeute spécialisé peut aider à tonifier les muscles du plancher pelvien et améliorer le confort.

La chirurgie reste exceptionnelle. Elle concerne les cas de douleurs chroniques sévères, quand toutes les autres options ont été épuisées.

Si vous avez des règles douloureuses liées à un utérus rétroversé, le bon réflexe côté protection, c’est d’opter pour quelque chose de confortable qui ne rajoute pas de gêne. On a testé et comparé les culottes menstruelles les plus fiables pour vous aider à choisir.

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À propos de l'auteur

auteur

Clotilde, Infirmière

Infirmière diplômée d’État depuis 12 ans, Clotilde a accompagné des centaines de femmes à différentes étapes de leur vie, des premières règles à la ménopause. C’est sur le terrain, au contact de ses patientes, qu’elle a réalisé combien l’information sur les protections menstruelles restait floue, voire taboue. Celisette est sa façon de combler ce manque : des conseils clairs, fiables et bienveillants, accessibles à toutes.