Cup menstruelle : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Sommaire

Las mejores botas de presoterapia

La cup menstruelle est une petite coupe souple, en forme d’entonnoir, qui se glisse dans le vagin pendant les règles pour recueillir le sang. Contrairement au tampon qui absorbe, la cup collecte. Elle se vide, se rince et se réutilise – pendant 3 à 5 ans selon les modèles. Économique, écologique, et plutôt fiable une fois qu’on a pris le coup de main. Voici ce qu’il faut savoir avant de vous lancer.

L’essentiel

  • Matériau – Silicone médical dans la grande majorité des cas, hypoallergénique et biocompatible
  • Durée de port – 6 heures maximum selon les recommandations françaises, à ne pas porter la nuit
  • Durée de vie – 3 à 5 ans en respectant les règles d’entretien, soit environ 100 cycles
  • Risque principal – Le syndrome de choc toxique (SCT), rare mais réel, lié au temps de port prolongé

Comment fonctionne une cup menstruelle ?

Le principe est simple. La cup se plie, s’insère dans le vagin et se déplie à l’intérieur pour créer un effet ventouse. Le sang s’accumule dans la coupe au lieu d’être absorbé par une fibre. Quand elle est pleine (ou au bout de 6 heures maximum), vous la retirez en pinçant la base pour casser l’aspiration, vous la videz dans les toilettes, vous la rincez à l’eau claire et vous la remettez.

La plupart des cups sont fabriquées en silicone médical, un matériau utilisé en chirurgie pour les prothèses et les cathéters. Il est hypoallergénique, stable à haute température et ne libère pas de substances chimiques au contact des muqueuses. Quelques marques proposent des cups en TPE médical (élastomère thermoplastique) ou en latex, mais le silicone reste le standard.

En termes de capacité, une cup contient en moyenne entre 15 et 30 ml selon la taille. Pour donner un repère, un tampon « normal » absorbe environ 6 à 9 ml. Une cup de taille standard recueille donc l’équivalent de 2 à 3 tampons.

Choisir la bonne taille de cup

La taille de la cup ne dépend pas de votre morphologie générale. Elle dépend de deux critères : votre flux menstruel et la tonicité de votre périnée.

En pratique

  • Taille S ou 1 – flux léger à moyen, périnée tonique (pas d’accouchement par voie basse, ou rééducation périnéale bien faite). Diamètre autour de 40-42 mm, capacité 15-20 ml.
  • Taille M ou 2 – flux moyen à abondant, ou périnée moins tonique (après un accouchement par voie basse notamment). Diamètre autour de 44-47 mm, capacité 25-30 ml.

La fermeté du silicone compte aussi. Une cup souple est plus confortable mais peut avoir du mal à se déplier si votre périnée est très musclé. Une cup plus ferme se met en place plus facilement mais se sent davantage. Si vous faites beaucoup de sport avec engagement du périnée (équitation, yoga, pilates), une cup de fermeté moyenne est souvent le bon compromis.

Autre point souvent oublié : la longueur de la tige. La plupart des cups ont une tige qu’on peut recouper aux ciseaux pour l’adapter à la hauteur de son col utérin. Si la tige vous gêne ou dépasse, coupez-la progressivement jusqu’à trouver la bonne longueur.

Insertion et retrait : les gestes à connaître

C’est souvent l’étape qui inquiète le plus. Les premières fois demandent de la patience. Comptez 2 à 3 cycles pour être vraiment à l’aise.

Pour l’insertion

Lavez-vous les mains. Pliez la cup (il existe plusieurs techniques de pliage : en C, en tulipe, en punchdown – testez pour trouver celle qui vous convient). Insérez-la dans le vagin en l’orientant vers le bas du dos, pas vers le haut. Une fois en place, faites-la tourner légèrement d’un quart de tour ou passez un doigt autour de la base pour vérifier qu’elle s’est bien dépliée. Si vous sentez un pli, la cup n’est pas ouverte et risque de fuir.

Pour le retrait

Ne tirez jamais directement sur la tige. Poussez légèrement avec les muscles du périnée pour faire descendre la cup, puis pincez la base pour casser l’effet ventouse. Retirez en maintenant la cup droite pour ne pas renverser le contenu. Videz, rincez à l’eau claire, réinsérez.

💡 Repère utile

La cup ne doit pas faire mal. Si vous ressentez une pression, une gêne ou que vous la sentez en permanence, soit elle est mal positionnée (trop basse, pas dépliée), soit la taille n’est pas adaptée. En cas de douleur nette, retirez-la et réessayez. Si le problème persiste, essayez un modèle différent.

Entretien et hygiène : les règles à respecter

L’hygiène est le point critique avec une cup menstruelle. Les recommandations sont claires :

  • Avant chaque cycle – stérilisez la cup en la faisant bouillir dans de l’eau pendant 5 minutes, ou en la plongeant dans un verre d’eau au micro-ondes pendant 5 minutes.
  • Pendant le cycle – videz et rincez à l’eau claire toutes les 4 à 6 heures. Si vous n’avez pas accès à un point d’eau (toilettes publiques), essuyez-la avec du papier toilette propre et rincez-la dès que possible.
  • En fin de cycle – stérilisez à nouveau avant de la ranger dans sa pochette (tissu respirant, jamais un contenant hermétique).

N’utilisez jamais de savon parfumé, de gel douche, d’huile essentielle ou de produit ménager pour nettoyer votre cup. Un savon doux sans parfum ou simplement de l’eau claire suffisent entre les stérilisations. Les produits agressifs peuvent altérer le silicone et déséquilibrer le pH vaginal.


Entretien et hygiène de sa cup menstruelle les règles à respecter

Le syndrome de choc toxique : un risque réel mais rare

La cup menstruelle est une protection interne. Comme le tampon, elle comporte un risque de syndrome de choc toxique menstruel (SCT). L’Anses est formelle sur ce point : passer à la cup ne protège pas du SCT.

Le mécanisme est le suivant. Environ 1 % des femmes portent naturellement dans leur vagin une souche de staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) qui produit une toxine appelée TSST-1. Quand le sang stagne dans le vagin – que ce soit dans un tampon ou une cup – cela crée un environnement favorable à la multiplication de cette bactérie. Si la toxine passe dans le sang, elle peut déclencher une réaction inflammatoire grave.

Le SCT reste très rare : une centaine de cas par an en France selon l’Inserm, toutes protections internes confondues. Le facteur de risque principal, c’est le temps de port. Le risque double au-delà de 6 heures avec un tampon. La même logique s’applique à la cup.

Les recommandations officielles :

  • Ne pas dépasser 6 heures de port consécutif (recommandation DGCCRF/Anses en France)
  • Ne pas porter la cup la nuit (privilégiez une culotte menstruelle ou une serviette)
  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation
  • Utiliser la cup uniquement pendant les règles

Si vous ressentez une fièvre soudaine supérieure à 39 °C, des vomissements, des diarrhées ou une éruption cutanée pendant vos règles : retirez immédiatement la cup et consultez en urgence en précisant que vous portiez une protection interne.

Cup et stérilet : compatible ou pas ?

La question revient souvent. Porter une cup avec un DIU (dispositif intra-utérin) est possible, mais avec une précaution importante : l’effet ventouse de la cup peut théoriquement déplacer le stérilet lors du retrait. En pratique, ce risque est faible si vous prenez soin de casser l’aspiration en pinçant la base avant de retirer la cup.

Si vous portez un stérilet, faites vérifier sa bonne position par votre gynécologue ou sage-femme avant de commencer à utiliser une cup. Vérifiez aussi régulièrement que les fils du DIU sont toujours en place.

Quand la cup n’est pas la bonne option

La cup convient à la plupart des femmes, y compris celles qui n’ont jamais eu de rapport sexuel ou d’accouchement. Mais elle n’est pas adaptée à toutes les situations :

  • Si vous avez déjà eu un syndrome de choc toxique, les protections internes sont contre-indiquées.
  • En cas d’infection vaginale en cours (mycose, vaginose), attendez la guérison avant de réutiliser la cup.
  • Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’insertion vaginale, une protection externe sera plus confortable. Aucune pression à se mettre.

Si vos règles sont abondantes et que vous cherchez une protection fiable pour la nuit ou en complément de la cup en journée, les culottes menstruelles sont une bonne alternative. On a testé et comparé les modèles les plus absorbants pour vous aider à choisir.

Articles similaires

À propos de l'auteur

auteur

Clotilde, Infirmière

Infirmière diplômée d’État depuis 12 ans, Clotilde a accompagné des centaines de femmes à différentes étapes de leur vie, des premières règles à la ménopause. C’est sur le terrain, au contact de ses patientes, qu’elle a réalisé combien l’information sur les protections menstruelles restait floue, voire taboue. Celisette est sa façon de combler ce manque : des conseils clairs, fiables et bienveillants, accessibles à toutes.