Corps de la femme : anatomie et organes reproducteurs expliqués

Sommaire

Las mejores botas de presoterapia

L’anatomie de l’appareil reproducteur féminin reste mal connue, y compris par les femmes elles-mêmes. En 2024, une majorité de femmes interrogées ne savaient pas situer précisément leur clitoris sur un schéma, et la distinction entre vulve et vagin reste floue pour beaucoup. Ce n’est pas un manque de curiosité, c’est un manque d’information. L’éducation sexuelle passe souvent très vite sur le sujet. Cet article vous propose un tour complet des organes génitaux féminins, externes et internes, avec des explications claires et sans jargon inutile.

Ce qu’il faut savoir

  • Organes externes (vulve) : grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, orifice vaginal, orifice urétral
  • Organes internes : vagin, utérus, col de l’utérus, trompes de Fallope, ovaires
  • Clitoris : seul organe du corps humain dédié exclusivement au plaisir, sa partie visible n’est que la pointe
  • Cycle : les organes reproducteurs fonctionnent en système coordonné par les hormones

La vulve : les organes génitaux externes

Première clarification importante : la vulve, ce n’est pas le vagin. La vulve désigne l’ensemble des organes génitaux visibles de l’extérieur. Le vagin est un organe interne. Les deux sont souvent confondus dans le langage courant, mais ils désignent des parties très différentes du corps.

Les grandes lèvres

Ce sont deux replis de peau qui recouvrent et protègent les organes génitaux internes. Leur face externe est recouverte de poils pubiens après la puberté. Leur taille et leur apparence varient considérablement d’une femme à l’autre, et c’est normal. Il n’existe pas de « norme ».

Les petites lèvres

Situées à l’intérieur des grandes lèvres, elles sont plus fines, dépourvues de poils et très vascularisées. Leur taille, leur forme et leur couleur varient énormément. Chez certaines femmes, elles dépassent des grandes lèvres, chez d’autres non. Les deux configurations sont parfaitement normales. Les petites lèvres jouent un rôle de protection de l’entrée du vagin et de l’urètre, et elles participent à la lubrification pendant l’excitation sexuelle.

Le clitoris

C’est le seul organe du corps humain dont la fonction unique est le plaisir. Ce qu’on voit de l’extérieur, le gland du clitoris, n’est qu’une petite partie de l’organe. Il mesure entre 5 et 7 mm de diamètre et se trouve sous le capuchon clitoridien, là où les petites lèvres se rejoignent en haut.

Mais le clitoris ne s’arrête pas là. Sa structure interne s’étend en profondeur sur 8 à 12 cm. Il comprend deux piliers (les crura) qui longent les branches du pubis, et deux bulbes qui entourent l’entrée du vagin. Cette anatomie interne n’a été correctement décrite qu’en 1998 par l’urologue australienne Helen O’Connell. Pendant des siècles, la médecine a largement ignoré cet organe.

Le gland du clitoris contient environ 8 000 terminaisons nerveuses concentrées sur quelques millimètres carrés. C’est ce qui en fait la zone la plus sensible du corps féminin.

💡 Le saviez-vous ?

Le clitoris n’a été représenté dans les manuels d’anatomie en 3D qu’en 2016, par la chercheuse française Odile Fillod. Avant cela, les illustrations médicales se limitaient au gland visible. Un organe dont l’unique fonction est le plaisir féminin, ignoré pendant des siècles dans les manuels : c’est parlant.

Le vestibule vulvaire

C’est la zone délimitée par les petites lèvres. On y trouve deux orifices distincts :

  • L’orifice urétral (méat urinaire) : par où sort l’urine. Il se situe entre le clitoris et l’entrée du vagin, souvent difficile à voir car très petit.
  • L’orifice vaginal : l’entrée du vagin. Chez les femmes qui n’ont pas eu de rapports sexuels, il peut être partiellement recouvert par l’hymen, une fine membrane dont la forme et l’épaisseur varient énormément d’une femme à l’autre.

Le vestibule abrite aussi les glandes de Bartholin, de chaque côté de l’entrée du vagin. Elles produisent une sécrétion lubrifiante pendant l’excitation sexuelle. On ne les sent pas en temps normal, mais elles peuvent former un kyste si leur canal se bouche (kyste de Bartholin).

Le vagin : organe interne aux multiples fonctions

Le vagin est un canal musculaire souple qui relie la vulve au col de l’utérus. Sa longueur au repos est de 8 à 12 cm, mais il est très élastique : il s’étire pendant les rapports sexuels et se dilate considérablement pendant l’accouchement.

Les parois vaginales sont recouvertes de plis (les rugosités vaginales) qui lui permettent de s’étirer sans se déchirer. Le vagin produit ses propres sécrétions, qui maintiennent un environnement acide (pH entre 3,8 et 4,5) grâce aux lactobacilles de la flore vaginale. C’est un organe autonettoyant : les pertes blanches que vous observez, c’est justement ce mécanisme de nettoyage en action.

Le vagin a trois fonctions principales : recevoir le pénis pendant les rapports sexuels, servir de voie de passage pour le bébé lors de l’accouchement, et permettre l’écoulement du sang menstruel.

L’utérus : l’organe central du système reproducteur

L’utérus est un organe creux en forme de poire inversée, situé dans le bassin entre la vessie (devant) et le rectum (derrière). En dehors de la grossesse, il mesure environ 7 cm de long et 4 cm de large. Pendant la grossesse, il grossit considérablement pour accueillir le fœtus.

L’utérus se compose de trois couches :

  • L’endomètre (couche interne) : la muqueuse qui s’épaissit chaque mois sous l’effet des hormones pour préparer une éventuelle nidation. En l’absence de grossesse, elle se désagrège et est évacuée : ce sont les règles.
  • Le myomètre (couche musculaire) : un muscle puissant qui se contracte pendant les règles (c’est ce qui provoque les crampes) et pendant l’accouchement pour expulser le bébé.
  • Le périmétrium (couche externe) : l’enveloppe séreuse qui recouvre l’utérus.

Le col de l’utérus

C’est la partie inférieure de l’utérus, qui fait saillie dans le fond du vagin. Le col a un petit orifice central par lequel passent les spermatozoïdes, le sang des règles et le bébé à l’accouchement. Il produit la glaire cervicale, dont la consistance change au cours du cycle en fonction des hormones : épaisse et opaque en période infertile, fluide et transparente autour de l’ovulation pour faciliter le passage des spermatozoïdes.

Le col de l’utérus est aussi la zone ciblée par le frottis cervical (test de dépistage du cancer du col, recommandé tous les 3 ans entre 25 et 65 ans).

Les trompes de Fallope : le lieu de la fécondation

Au nombre de deux, les trompes de Fallope sont des conduits d’environ 10 à 12 cm de long qui relient chaque ovaire à l’utérus. Leur extrémité, en forme de pavillon frangé (les franges s’appellent les fimbriae), capte l’ovule libéré par l’ovaire à chaque ovulation.

C’est dans les trompes que la fécondation a lieu : si un spermatozoïde rencontre l’ovule après un rapport sexuel, la fusion se produit dans le tiers externe de la trompe. L’œuf fécondé migre ensuite pendant 4 à 5 jours dans la trompe avant de s’implanter dans la paroi de l’utérus.

Quand l’œuf s’implante dans la trompe au lieu de l’utérus, on parle de grossesse extra-utérine, une urgence chirurgicale.

La vulve les organes génitaux externes

Les ovaires : hormones et ovulation

Les ovaires sont deux glandes en forme d’amande, d’environ 3 à 4 cm de long, situées de chaque côté de l’utérus. Ils ont une double fonction :

  • Produire les ovules : à chaque cycle, un follicule mûrit dans l’un des ovaires et libère un ovule (l’ovulation). Ce processus commence à la puberté et s’arrête à la ménopause. Une femme naît avec une réserve d’environ 1 à 2 millions de follicules, dont environ 400 arriveront à maturité au cours de sa vie reproductive.
  • Sécréter les hormones sexuelles : les œstrogènes (principalement l’œstradiol) et la progestérone. Ces hormones régulent le cycle menstruel, préparent l’utérus à la grossesse, influencent la densité osseuse, l’humeur, la libido, la peau et de nombreuses autres fonctions.

Les ovaires ne « travaillent » pas en alternance systématique : contrairement à une idée reçue, ce n’est pas toujours gauche-droite-gauche-droite. L’ovulation peut se produire plusieurs cycles de suite du même côté.

Comment tout fonctionne ensemble : le cycle menstruel

Tous ces organes fonctionnent en système, coordonné par un dialogue hormonal entre le cerveau (l’hypothalamus et l’hypophyse) et les ovaires.

Un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, mais des cycles de 21 à 35 jours sont considérés comme normaux. Il se divise en deux grandes phases :

  • Phase folliculaire (du 1er jour des règles à l’ovulation) : un follicule mûrit dans l’ovaire sous l’effet de la FSH. Il produit des œstrogènes qui épaississent l’endomètre. L’ovulation a lieu quand le taux d’œstrogènes déclenche un pic de LH.
  • Phase lutéale (de l’ovulation aux règles suivantes) : le follicule vidé se transforme en corps jaune et produit de la progestérone, qui prépare l’endomètre à accueillir un œuf fécondé. En l’absence de fécondation, le corps jaune dégénère, la progestérone chute, l’endomètre se détache : les règles commencent, et un nouveau cycle démarre.

Les crampes menstruelles, les pertes blanches qui changent de texture, les douleurs d’ovulation, la tension des seins en deuxième partie de cycle : tous ces phénomènes sont directement liés à cette mécanique hormonale. Comprendre son anatomie, c’est aussi comprendre pourquoi votre corps fonctionne comme il le fait.

Articles similaires

À propos de l'auteur

auteur

Clotilde, Infirmière

Infirmière diplômée d’État depuis 12 ans, Clotilde a accompagné des centaines de femmes à différentes étapes de leur vie, des premières règles à la ménopause. C’est sur le terrain, au contact de ses patientes, qu’elle a réalisé combien l’information sur les protections menstruelles restait floue, voire taboue. Celisette est sa façon de combler ce manque : des conseils clairs, fiables et bienveillants, accessibles à toutes.